Action GTT

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GTT
Ob River icebreaker

50 ans d'expérience cumulée

1956

La question de l'acheminement du gaz algérien du Sahara vers l'Europe est posée. Avec les événements d'Algérie, l'idée d'un gazoduc reliant l'Afrique du Nord au vieux continent est abandonnée. On se tourne vers l'acheminement par voie maritime avec des navires méthaniers. Les architectes navals accentuent leurs études sur le transport du gaz naturel à l'état liquide, le méthane présentant la particularité de réduire de 600 fois son volume à température cryogénique. La première idée consiste à concevoir des cuves autoporteuses. Mais la solution fait perdre du volume utile et les alliages souffrent considérablement à –163 °C. Les réflexions se portent sur d’autres concepts. La coque d’un navire étant elle-même conçue et structurée pour transporter en vrac la cargaison, l’idée naît de charger en vrac le GNL dans les cuves en les dotant d’un revêtement cryogénique.

1962

Accords d'Evian. La France se dote d'un premier méthanier, le Jules Verne, qui assure la liaison vers la France depuis Oran. La Grande-Bretagne dispose de deux bateaux.

1963

Gazocean (un armateur détenu par Gaz de France et NYK Line) crée une filiale baptisée Technigaz, en charge de développer une nouvelle technologie de transport de GNL à partir d'une membrane gaufrée initialement imaginée par Bo Bengsston (Iversen). Un brevet est déposé en 1964. La technologie est ensuite améliorée pour donner naissance au système de confinement Mark I. La mise au point de la technique se fait sur un navire expériemental, le Pythagore. Technigaz poursuit également ses recherches dans le domaine de la conception de systèmes de confinement, y compris pour le secteur des installations terrestres (ce qui lui permettra de maintenir son activité en l’absence de commandes de méthaniers dans les années 1980).

Parallèlement, Audy Gilles (Groupe Worms) charge une équipe menée par Pierre Jean de travailler sur une membrane cryogénique tapissée d'un film en Invar®, un alliage de fer et de nickel qui présente la particularité d'avoir un coefficient de dilatation très faible. Un premier brevet est déposé en avril 1963 et donne lieu à de nombreux modèles d’essais au cours des deux années suivantes et un autre brevet en mars déposé en 1965.

1965

Hérité du groupe de travail sur la membrane en Invar®, Gaztransport se crée à l'initiative d’Audy Gilles et compte à son tour de table à la fin de 1965 le Groupe Worms et Cie (51 %), la société des Forges et Chantiers de la Méditerranée (24 %), la société des Ateliers et Chantiers de Dunkerque et Bordeaux (15 %) et Gaz de France (10 %). Worms décide de construire un navire expérimental, un propanier de 30 000 m3 baptisé Hippolyte Worms, s’appuyant sur les brevets de Pierre Jean.

1967

Pierre Jean est invité aux Etats-Unis par Philips qui envisage d'exploiter un champ gazier près d'Anchorage (Alaska). Conquis par la solution à membrane en Invar®, Philips Petroleum, associé à Marathon Oil, commande, dans le cadre du premier contrat d’importation de gaz au Japon, deux méthaniers, le Polar Alaska et l'Arctic Tokyo, qui seront construits au chantier suédois Kockums. Ils resteront actifs durant 45 ans.

1969

Le Polar Alaska prend la mer et connaît un succès immédiat. Entre 1969 et 1978, dix méthaniers utilisent les systèmes NO développés par Gaztransport. Entre 1968 et 1979, douze méthaniers sont construits avec la technologie Mark de Technigaz. De 1978 à 1990, Gaztransport et Technigaz ne reçoivent aucune commande de construction de navires mais mettent à profit cette période pour accroître leurs efforts de R&D.

1983

La société Technigaz est cédée au groupe Amrep qui la cède à son tour.

1986

L'actionnariat de Gaztransport évolue. GDF devient actionnaire majoritaire à 51 %, aux côtés de Total, 39 %, et de Worms qui conserve 10 %.

1994

GTT, Gaztransport &Technigaz, naît de la fusion des deux sociétés jusqu’alors rivales, Gaztransport et de la division maritime de Technigaz. GDF détient 40 % du capital, Total 30 %, Bouygues Offshore 30 % (lui-même racheté par Saipem en 2002 qui cède sa part à H&F Luxembourg en 2008).

2006

GTT retrouve des droits exclusifs sur la technologie portant sur le stockage terrestre qui avait été développée par Technigaz dans les années 1960 et avait fait l’objet d’un accord de licence à une filiale de Bouygues Offshore au milieu des années 1990. 

2011

Alors que les années 2000 laissent place à une évolution de la taille des méthaniers et des volumes de GNL transportés, une autre transformation s’opère avec l’essor d’une industrie gazière offshore. Le premier FLNG (Floating Liquefied natural Gas), Prelude, est commandé par Shell. Il présente une capacité deux fois supérieure à celle d’un méthanier standard. Au second trimestre, lancement de Mark III Flex, technologie qui contribue à réduire le taux d’évaporation du GNL durant son transport.

2012

Cryovision, filiale de services de GTT, est créée. La même année voit le lancement de la technologie NO96 Evolution.

2013

Une filiale GTT North America est créée à Houston (Texas), un établissement  (GTT UK) est ouvert au Royaume-Uni, dédié à la formation. Le service d’assistance 24/24h, une Hotline baptisée Hears, est lancé.

2014

Le 27 février, GTT entre en Bourse à Paris. L'établissement nouvellement créé au Royaume-Uni se transforme en une filiale baptisée GTT Training Ltd. Temasek, la société d'investissement singapourienne, entre au capital en rachetant la participation résiduelle de Total (10,4 %). Coté sur le compartiment A d’Euronext Paris, GTT contribue aux indices SBF 120 et MSCI Small Cap.

2015

Création d’une filiale à Singapour, GTT South East Asia Pte.

 

Pythagore : 1er navire à membrane

Pythagore, first vessel with GTT membrane

Le Polar Alaska, parmi les premiers méthaniers à naviguer aux US

Polar Alaska